Go to contentGo to menuGo to searchGo to the news list

EcoLitt, le projet de recherche sur l'écologie en littérature


Main navigation

    Search

    Breadcrumb

    La recherche en littérature environnementaleRessources pour tous

    Michel Tournier - Vendredi ou les limbes du Pacifique

    Michel Tournier - Vendredi ou les limbes du Pacifique

    • Share this page on social networks
    • E-mail this page

      Envoyer par mail


      Séparés par des virgules
    • Print this page

    Vendredi ou les limbes du Pacifique

    Références de l'ouvrage

    TOURNIER, Michel, Vendredi ou les Limbes du Pacifique, Paris, Gallimard, Folio, 1972 [1ere éd. 1967], 283 pages.

    L’auteur

    Michel Tournier (né à Paris en 1924) a fait des études de philosophie et d'ethnologie qui ont marqué son œuvre littéraire. Après avoir réalisé des traductions pour les éditions Plon ou animé des émissions à la radio, il obtient en 1967 le Grand Prix du Roman de l'Académie française pour Vendredi ou les Limbes du Pacifique. Auteur de romans mythologiques (Le Roi des Aulnes, 1970) et de récits pour la jeunesse (Les Rois mages, 1998), il oriente progressivement son œuvre vers des textes courts : contes, nouvelles, textes brefs non fictionnels. La sensibilité de Tournier à la nature est perceptible dès Vendredi et se retrouve à des degrés variés dans la plupart de ses romans et dans ses textes brefs non fictionnels.

    Résumé

    Vendredi ou les Limbes du Pacifique est une réécriture de Robinson Crusoé de Daniel Defoe. Naufragé de La Virginie, Robinson se réveille sur une île déserte. Désespéré par sa situation, il consacre les premiers mois de la vie sur l'île à attendre des secours, obnubilé par le passé. Prenant conscience de l'inutilité de son attitude et de la folie qui le guette, il se tourne vers l'avenir et choisit d'administrer l'île. L'arrivée de Vendredi, un jeune Araucan, bouleverse la rigidité de son quotidien. Le jeune homme sensibilise Robinson à une vie au présent, faite de plaisirs et de divertissements, en harmonie avec la nature.

    La présence de la question environnementale dans le texte :

    Les thèmes écologiques sont-ils centraux ou marginaux dans le texte ?

    Si Tournier affirme que son roman est construit sur deux sujets éminemment philosophiques – la solitude et le rapport à autrui –, la nature n'en est pas moins une question essentielle du récit. Le roman retrace l'évolution de la relation de Robinson à la nature, à travers sa confrontation à l'espace vierge et solitaire de l'île. Dans les années 70, certains hippies ont d'ailleurs encensé le roman en raison de la place qu'il fait à la nature. Depuis quelques années, le récit fait l'objet de lectures écologiques (S. Posthumus, A. Bouloumié).

    Les événements liés à l’écologie sont-ils réels ou imaginaires ?

    Le roman se caractérise surtout par une approche poétique et mythologique de la nature. À travers des images comme celles de la harpe éolienne ou de la mandragore, Tournier témoigne d'une « sensibilité cosmique » (Arlette Bouloumié), inspirée du romantisme allemand. Par ailleurs, la structure du roman répond à une poétique des éléments. Dans une approche bachelardienne, quatre phases « élémentaires » se succèdent : celles de l'eau, de la terre, du feu et de l'air.

    Le texte et/ou les images font-ils apparaître des personnages assimilables à des figures typiques en lien avec l’écologie ?

    Le personnage de Vendredi porte l'influence d'une lecture ethnologique. Tournier a dit avoir été marqué par les sociétés dites « primitives », qu'il a découvertes aux côtés de Claude Lévi-Strauss, et par leur vie en communion avec la nature. C'est aussi dans cette revalorisation du personnage de Vendredi, par rapport au Robinson Crusoé de Daniel Defoe, que réside le message écologique du roman.

    Citations

    « La feuille poumon de l'arbre, l'arbre poumon lui-même, et donc le vent sa respiration, pensa Robinson. Il rêva de ses propres poumons, déployés au-dehors, buisson de chair purpurine, polypier de corail vivant, avec des membranes roses, des éponges muqueuses... Il agiterait dans l'air cette exubérance délicate, ce bouquet de fleurs charnelles, et une joie pourpre le pénétrerait par le canal du tronc gonflé de sang vermeil. » (p. 203-204)

    « En tournant un peu la tête, il voyait Speranza, ligne de sable blond au ras des flots, déferlement de verdure et chaos rocheux. C'est là qu’il prit conscience de la décision qui mûrissait inexorablement en lui de laisser repartir le Whitebird et de demeurer dans l'île avec Vendredi. » (p. 245)

    Mots-clefs

    île / vie sauvage / communion avec la nature / soleil / vent / solitude

     

     

    Fiche réalisée par Mathilde BATAILLÉ                                       

    Catégorie générique

    Roman

    Autre fiche sur le même auteur

    La Fugue du Petit Poucet