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EcoLitt, le projet de recherche sur l'écologie en littérature


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    Luis Sepulveda - Le Monde du bout du monde

    Luis Sepulveda - Le Monde du bout du monde

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    Le Monde du bout du monde

    Références de l'ouvrage

    SEPÚLVEDA, Luis, Le monde du bout du monde [1993], (El Mundo del fin del mundo), traduit de l’espagnol (Chili) par François Maspero, Points, Seuil, Paris, 1995, 123 pages

    L’auteur

    Né au Chili en 1949, Luis Sepúlveda est emprisonné par les militaires chiliens au moment du coup d’État. Contraint à l’exil, il parcourt l’Amérique latine et vit en Amazonie chez les indiens Shuars avant de se fixer définitivement à Hambourg. Son premier roman, Le vieux qui lisait des romans d’amour, connaît un succès mondial dès sa parution, en 1992.

    Résumé

    Le roman s’ouvre sur une dédicace aux amis chiliens et argentins de l’auteur, « qui luttent pour la préservation de la Patagonie et de la Terre de feu », ainsi qu’à l’équipage du Rainbow Warrior, navire de Greenpeace.

    Revenu d’Hambourg sur les lieux de son adolescence, le narrateur embarque pour la Patagonie et ses souvenirs le ramènent au temps où, adolescent lecteur de Moby Dick, il avait suivi les baleiniers. Le roman parcourt alors le thème de la confrontation d’un homme aux éléments et du retrait hors du monde.

    La présence de la question environnementale dans le texte :

    Les thèmes écologiques sont-ils centraux ou marginaux dans le texte ?

    Sans discours moralisateur, le roman relie la réalité écologique de la chasse des baleines et plus généralement des mammifères marins, aux puissances oniriques et mythiques du monde, afin de dire la destruction et l’anéantissement de la nature par l’homme.

    Les événements liés à l’écologie sont-ils réels ou imaginaires ?

    À l’arrière-plan du roman est clairement dénoncé le massacre des mammifères marins entre le détroit de Magellan et le Cap Horn.

    Le texte et/ou les images font-ils apparaître des personnages assimilables à des figures typiques en lien avec l’écologie ?

    Plus qu’une figure typique, le narrateur est davantage le témoin de la méconnaissance humaine et de la destruction des espaces naturels et des espèces : à travers son récit se dégage la nécessité pour l’homme de respecter la nature. À l’instar du Vieux qui lisait des romans d’amour, la sagacité de l’animal fait figure de contrepoint à la barbarie humaine.

    Citation

    « Des débris de peau noire, des lambeaux couleur de jais de plusieurs mètres de long, flottaient encore comme les restes de naufragés dévorés par les poissons qui montraient la tête à la surface.

    Sur la côte de l’île Alberto s’étaient rassemblés des milliers d’oiseaux de mer et de rapaces venus des pampas patagoniennes. Ils liquidaient ce qui restait de la boucherie. On pouvait distinguer nettement les ossements de nombreuses baleines et d’autres, plus petits, probablement de dauphins ou d’infortunés matelots du Nishin Maru. » (p. 118)

    Mots-clefs

    mer / animaux / baleines / espèce menacée / Patagonie / Terre de feu

     

    Fiche réalisée par Cécile BROCHARD                                         

    Catégorie générique

    Roman