Go to contentGo to menuGo to searchGo to the news list

EcoLitt, le projet de recherche sur l'écologie en littérature


Main navigation

    Search

    Breadcrumb

    La recherche en littérature environnementaleRessources pour tous

    Yves Gauthier - Moscou sauvée des eaux

    Yves Gauthier - Moscou sauvée des eaux

    • Share this page on social networks
    • E-mail this page

      Envoyer par mail


      Séparés par des virgules
    • Print this page

    Moscou sauvée des eaux

    Références de l’ouvrage

    GAUTHIER, Yves, Moscou sauvée des eaux,
    coll. Aventure, Actes Sud, Arles, 2007, 319 pages.

    L’auteur

    Traducteur du russe, Yves Gauthier est né en 1960. Il a beaucoup voyagé, en particulier en Union soviétique à partir des années 1980. Outre ses traductions, il a publié plusieurs ouvrages, notamment sur la Sibérie. Ses textes accordent une grande place à l’aventure, mais aussi à l’appel de la nature sauvage.

    Résumé

    Le paquebot Youri Gagarine est un bateau de croisière pour touristes occidentaux fortunés qui emprunte le trajet du canal fluvial entre Saint-Pétersbourg et Moscou. Alexandra Svetlaïa, conférencière à bord, est révoltée par le désastre écologique provoquée par la mise en eaux du lac artificiel de Rybinsk à l’époque stalinienne, et toute la documentation qu’elle a réunie sur le sujet sert à nourrir la plume du conférencier français Jehan Sauvage. Celui-ci bâtit un scénario catastrophe d’attaque terroriste destinée à fait exploser le barrage du lac. Quoique fictif, ce scénario éveille la suspicion, surtout lorsque débute une enquête sur la mort d’Alexandra. Entre des touristes intransigeants auxquels il faut tout céder, des hommes d’affaires véreux prêts à tout pour céder à l’attrait du nouveau capitalisme russe et un pouvoir autoritaire encore fortement marqué par les méthodes soviétiques, tous les personnages semblent jouer un double jeu. Finalement, Jehan n’est pas inquiété et la dépouille repêchée n’est pas celle d’Alexandra, mais l’étudiant écologiste militant Nikita Stroug, soupçonné de préparer l’attaque terroriste, est abattu.

    La présence de la question environnementale dans le texte

    Les thèmes écologiques sont-ils centraux ou marginaux dans le texte ?

    L’écologie est un thème utilisé dans le roman pour dresser une critique plus générale de la violence du régime soviétique et des conséquences qui en découlent bien après l’implosion de l’URSS. L’attentat sur le barrage du lac artificiel est une action écologiste récupérée par chacun des personnages qui y voit l’instrument de ses propres manœuvres de revendication. L’enjeu écologique prend en réalité une dimension secondaire par rapport à l’enjeu politique.

    Les événements liés à l’écologie sont-ils réels ou imaginaires ?

    La description de tous les ouvrages hydrauliques est fidèle à la réalité, de même que l’état des lieux des nombreuses conséquences dévastatrices de ces chantiers soviétiques. Le projet d’attaque terroriste est fondé sur des scénarios réalistes, bien qu’il soit lui-même tout-à-fait fictif.

    Le texte et/ou les images font-ils apparaître des personnages assimilables à des figures typiques en lien avec l’écologie ?

    Nikita Stroug a fait des études en physique de l’environnement naturel. Il a rencontré Alexandra Svetlaïa à l’université, et tous deux sont très investis dans la lutte écologiste. Ce sont des militants convaincus et idéalistes.

    Citations

    « Je crois, dit-elle enfin d’une voix qui n’appelle pas la réconciliation, qu’on a tous un barrage dans la tête et qu’on rêve d’en ouvrir les vannes… Pas toi ? » (p.97-98)

    « (…) la fiction participe de la prospective. On ne va tout de même pas s’en prendre aux prospectivistes qui dessinent le spectre de l’hiver nucléaire. Ou la fonte du pack arctique par suite d’effet serre. Qui sait : s’il y avait eu en URSS ne serait-ce qu’un roman catastrophe évoquant une centrale nucléaire qui s’emballe, y aurait-il eu Tchernobyl ? » (p.151)

    Mots-clefs

    terrorisme / barrage / pollution / corruption

     

    Fiche réalisée par Blandine CHARRIER

    Catégorie générique

    Roman noir