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EcoLitt, le projet de recherche sur l'écologie en littérature


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    Stéphane Audeguy - La Théorie des nuages

    Stéphane Audeguy - La Théorie des nuages

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    La Théorie des nuages

    Références de l'ouvrage

    AUDEGUY, Stéphane, La Théorie des nuages,
    Gallimard, nrf, Paris, 2005 [rééd. Folio 2007], 291 pages.

    L’auteur

    La Théorie des nuages est le premier roman de S. Audeguy : couronné par le Grand Prix Maurice Genevoix de l’Académie française et le Prix du Style, il a été suivi de plusieurs romans et essais ainsi que de directions de numéros de La Nouvelle Revue Française.

    Résumé

    Engagée par le couturier Akira Kumo pour classer sa bibliothèque d’ouvrages consacrés aux nuages, Virginie Latour s’initie, à travers les récits de vie du collectionneur, à la passion des nuages partagée par plusieurs figures : l’auteur de leur première typologie, Luke Howard, qui aurait peut-être croisé Goethe, le peintre Carmichael, mais aussi, fin XIXe, les scientifiques Williamsson et Abercrombie dont la rivalité conduit à l’évocation d’un mystérieux protocole. Si ces récits font suivre les progrès dans la connaissance des nuages, de la météorologie et des conséquences économiques des phénomènes climatiques, ils préparent aussi le thème de la catastrophe : c’est qu’ils ouvrent parallèlement la voie à des effets plus personnels, en particulier la douloureuse anamnèse du couturier japonais retrouvant le traumatisme engendré dans sa jeunesse par l’explosion nucléaire d’Hiroshima.

    La présence de la question environnementale dans le texte

    Les thèmes écologiques sont-ils centraux ou marginaux dans le texte ?

    Deux fils se mêlent, l’émotion, liée à la fascination pour les nuages, et la science, avec la prise de conscience que, derrière la beauté des ciels, bien des connaissances utiles à l’homme sont exploitables. Avec le temps les priorités évoluent : Carmichael (début XIXe), d’abord guetteur de nuages pour des raisons économiques, se fait peintre, tandis qu’au XXe s. le ciel, envisagé sous l’angle de la météorologie, devient dangereusement utilitaire. Le pitoyable cafouillage de la prévision météo finale vient toutefois nuancer cette évolution.

    Les événements liés à l’écologie sont-ils réels ou imaginaires ?

    À l’arrière-plan du roman figure l’explosion de la bombe atomique à Hiroshima en 1945. D’autres événements réels sont abordés : l’éruption du volcan Krakatoa en 1883 qui, assez tôt, évoque des nuées de nature différente des simples nuages annonciateurs de la pluie. Les connaissances météorologiques sont mises à contribution dans le premier conflit mondial.

    Le texte et/ou les images font-ils apparaître des personnages assimilables à des figures typiques en lien avec l’écologie ?

    -V. Latour convertit l’intérêt acquis pour les nuages en un double métier, celui d’archiviste d’un centre européen de météorologie et celui d’érudite éditrice d’un ouvrage convoité.
    -Différents « chasseurs de nuages » :
        -authentiques : le pharmacien quaker Howard ou le peintre de ciel Carmichael.
        -fictifs : le collectionneur japonais, les scientifiques qui, dans leurs nuances, incarnent l’interaction entre     passion sensible et enjeux scientifiques.

    Citation

    « Ce contemplatif génial se défie de la mécanisation excessive et dit pour parler de l’observation météorologique, qu’il herborise au ciel. » (p. 160)

    Mots-clefs 

    nuages / climat / nucléaire / vent

     

     

    Fiche réalisée par Isabelle TRIVISANI-MOREAU

    Catégorie générique

    Roman