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EcoLitt, le projet de recherche sur l'écologie en littérature


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    Michel Houellebecq - Possibilité d'une île

    Michel Houellebecq - Possibilité d'une île

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    Possiblité d'une île

    Références de l’ouvrage

    HOUELLEBECQ, Michel, La possibilité d’une île,
    Fayard, Paris, 2005, 485 pages.

    L’auteur

    Michel Houellebecq est un auteur français né en 1958 (d’après lui). Il détient un diplôme d’ingénieur agronome, ce qui peut expliquer la présence dans ses œuvres des thèmes de l’informatique, des mathématiques et de la technologie. En 2002, il déménage en Espagne après un procès en France l’accusant d’incitation à la haine raciale. Il y écrit La possibilité d’une île. On peut lire chez l’auteur un mépris certain pour l’écologie.

    Résumé

    Le roman, composé de trois parties, fait s’alterner deux temporalités distinctes. La première est celle – contemporaine – de Daniel1, humoriste français exécrable, sexiste et surtout cynique, dont l’existence se résume par la quête vaine de l’amour. Daniel1 mène une vie sans joie, légèrement adoucie par la découverte de la secte des Elohimites, qui promet à ses membres la vie éternelle grâce au clonage. L’autre temporalité – située des millénaires après la première – est celle de Daniel24 et de Daniel25, « clones » de Daniel1, résultats des manipulations génétiques Elohimites, qui mènent une vie d’ascèse ne consistant qu’en la rédaction de commentaires sur l’existence de leur ancêtre.

    La présence de la question environnementale dans le texte

    Les thèmes écologiques sont-ils centraux ou marginaux dans le texte ?

    Le thème des manipulations génétiques est au centre du roman. Daniel24 et Daniel25 évoluent dans un monde ayant subi de très nombreuses catastrophes naturelles (telles que le « Grand Assèchement »). La question des animaux revient ponctuellement au cours du récit. Il est parfois fait référence aux écologistes, toujours de façon négative.

     Les événements liés à l’écologie sont-ils réels ou imaginaires ?

    La secte des Elohimites est une référence à la secte Raëlienne, qui a annoncé en 2002 avoir réalisé son premier clonage. Houellebecq a d’ailleurs affirmé sa sympathie pour le mouvement. La canicule de 2003 est mentionnée comme un fait historique par Daniel24. Les catastrophes naturelles évoquées a posteriori par Daniel24 et Daniel25 sont en revanche purement fictives.

     Le texte et/ou les images font-ils apparaître des personnages assimilables à des figures typiques en lien avec l’écologie ?

    Daniel1 ne montre pas particulièrement de respect pour son environnement. Il apprécie les espaces naturels principalement parce qu’il peut y être seul. Il pourrait être considéré comme un cynique qui voit d’un œil moqueur les mouvements de protection de l’environnement.

    Citations

    Daniel1 face à la mer : « Toute cette beauté, ce sublime géologique, je n’en avais en fin de compte rien à foutre, je les trouvais même vaguement menaçants. » (p.109)

    Daniel 25 : « Les “écologistes”, quoi qu’il en soit, avaient largement sous-estimé la capacité d’adaptation du monde vivant, sa rapidité à reconstituer de nouveaux équilibres sur les ruines d’un monde détruit,… ». (p.454)

    Mots-clefs

    hommes / espèce menacée / clonage / génétique / futur / responsabilité humaine

     

     

    Fiche réalisée par Anaïs BOULARD 

    catégorie générique

    roman de littérature générale