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EcoLitt, le projet de recherche sur l'écologie en littérature


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    Benoît Duteurtre - À propos des vaches

    Benoît Duteurtre - À propos des vaches

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    À propos des vaches

     Références de l'ouvrage

    DUTEURTRE, Benoît
    À propos des vaches, Les Belles Lettres, Paris, 2000, 205 pages.

     L’auteur

    Benoît Duteurtre (né en 1960) a passé son enfance en Normandie. Il écrit dès son plus jeune âge, tout en suivant des études de musicologie. En 1982, Samuel Beckett l’encourage à publier sa première nouvelle dans la revue Minuit. Son premier roman est publié en 1986. Le deuxième, Les vaches (Calmann Lévy, 1987), sera remanié et republié en 2000 sous le titre À propos des vaches. Il est aujourd’hui l’auteur d’une quinzaine de romans, d’inspiration parfois autobiographique. Il a obtenu le prix Médicis en 2001 pour Le Voyage en France et plus récemment le prix des écrivains du Sud pour Les Pieds dans l’eau.

    Résumé

    Le texte forme un triptyque dont le volet central, « Les Vaches », avait été publié seul 13 ans plus tôt. Dans son avant-propos, l’auteur le résume ainsi : « Paru en 1987, Les Vaches racontait l’histoire d’un enfant attiré par les ruminantes et le monologue d’un écrivain qui confond l’image de sa bien-aimée avec celle d’une vache. » (p.9) Benoît Duteurtre, encouragé par sa rencontre avec l’éditeur des Belles Lettres, prolonge son texte en y ajoutant « deux parties inédites : une réflexion sur la vache contemporaine et l’étude d’un village vosgien, de 1960 à nos jours. » (p.10)

    Dans la première partie, « La question de la vache », l’auteur explique l’importance qu’a prise la vache dans son imaginaire personnel, sous l’influence de ses souvenirs d’enfance, et du rôle attribué aux animaux anthropomorphisés dans l’imaginaire collectif. Il est également question de l’affaire de la vache folle, qui a agité l’actualité française et européenne à la fin des années 1990. L’auteur en fait le symbole de la rupture entre l’homme et l’animal et du dévoiement d’une société de consommation qui réduit l’animal à un objet. La deuxième partie est le récit autobiographique de l’enfance de l’auteur, marqué par la figure hiératique du grand oncle, l’Oncle Charles, chez qui il passait toutes ses vacances, dans la campagne montagnarde vosgienne. La troisième partie, « Des vaches aux vaches », s’ouvre sur un article du journal Libération du 13/08/1996 sur la crise de la vache folle. S’ensuit un développement explicatif sur l’évolution de l’espace rural français au cours de la deuxième moitié du XXe siècle.

    La présence de la question environnementale dans le texte

    Les thèmes écologiques sont-ils centraux ou marginaux dans le texte ?

    La préoccupation écologique de cet ouvrage s’exprime tout au long du texte par le lien affectif à la vache, sorte de fil conducteur qui traverse chacun des trois textes. L’auteur prend tantôt comme point de départ son expérience personnelle, tantôt des événements liés à l’actualité, mais le rapport des hommes à l’environnement et à l’animal reste à l’origine de sa réflexion sociologique et éthique sur l’humanité.

    Les événements liés à l’écologie sont-ils réels ou imaginaires ?

    L’histoire de la France contemporaine est racontée avec beaucoup de réalisme par le recours à des formes et genres de textes marqués par l’authenticité et le document, voire la factographie (récit autobiographique, insertion d’articles de presse…) et les mutations socio-économiques du paysage rural français évoquées sont réelles.

    Le texte et/ou les images font-ils apparaître des personnages assimilables à des figures typiques en lien avec l’écologie ?

    Dans sa troisième partie, l’auteur mentionne les différents types de personnages qui traversent le paysage vosgien depuis l’explosion du tourisme rural : « Les promeneurs sont l’une des tribus de cette forêt nouvelle. Ils se confrontent à d’autres tribus : l’exploitant, (qui ne comprend rien d’autre que ses intérêts économiques), l’écologiste (qui voudrait protéger les espèces, en interdisant toute pénétration humaine à l’intérieur de zones-nature-protégées) et le chasseur (qui s’accommode de la disparition des sentiers, car les marcheurs dérangent son activité). » (p.192)

    Citations

    Constat de la rupture homme-animal dans la société contemporaine : « Dans notre époque passionnée par les courbes de croissance, la consommation des ménages, les fusions-acquisitions et la réduction des coûts, la vache, le cochon, la poule ne sont que les matières premières de la chaîne agro-alimentaire. On les comptabilise comme des unités, des lots, des stocks, des masses financières. Ravalés au rang d’objets économiques, ils n’appartiennent ni à la catégorie attendrissante des « animaux de compagnie », ni à celle des « animaux sauvages » filmés dans les reportages zoologiques. » (p. 31)

    L’harmonie entre le paysage et ses habitants dans la France rurale traditionnelle : « Les habitants de la vallée semblaient tenir autant de l’écorce d’arbres que de l’espèce humaine. Ils avaient fini par ressembler à ce paysage – même quand leur famille n’était arrivée que depuis quelques générations, à pied d’Alsace ou de Lorraine. » (p.185)

    Mots-clefs

    animaux / vaches / campagne / société de consommation / exode rural / Vosges / montagnes

     

     

    Fiche réalisée par Blandine CHARRIER

     

    Catégorie générique

    Roman