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EcoLitt, le projet de recherche sur l'écologie en littérature


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    Benjamin Berton - Le nuage radioactif

    Benjamin Berton - Le nuage radioactif

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    Le nuage radioactif

    Références de l'ouvrage

    BERTON, Benjamin,
    Le nuage radioactif, Ring, Paris, 2014, 382 pages.

    L’auteur

    Lauréat du Goncourt du premier roman (Sauvageons, Gallimard, 2000), l’auteur du Nuage radioactif vit au Mans. Il s’est engagé à titre personnel à reverser un euro à l’association Planète Urgence tous les 25 exemplaires vendus dans un mécanisme d’éco-compensation appliqué au marché du livre. Son éditeur, Ring, utilise depuis un an un papier 100 % écologique sans chlore ni lignine.

    Résumé

    Benjamin Berton signe une fresque écologique qui vaut aussi pour road story (on traverse en voiture Le Mans, Ussé, Montsoreau, Langeais, Azay-le-Rideau, etc.) avec pour fond la centrale de Chinon, menaçante et salvatrice, matrice au sens littéral (« entrailles », p. 20) de terribles menaces ET de « miracle(s) » (p. 289). Le « fantasme du grand accident » (p. 22) passe par une manière d’« émerveillement » (p. 19).

    Denis Caplan enlève son jeune fils, Ian, à son ex-femme après une scène d’une grande violence psychologique et physique, et quitte Le Mans pour aller vers la centrale nucléaire de Chinon, un lieu qu’il connaît bien pour y avoir été employé. Il assiste à la naissance d’un étrange et fascinant nuage, prodrome d’une catastrophe annoncée.

    La présence de la question environnementale dans le texte

    Les thèmes écologiques sont-ils centraux ou marginaux dans le texte ?

    L’écologie est « l’obsession » (p. 30) du roman qui mêle intimement et sans heurt des réflexions sur « le changement climatique » (p. 36), sur « les champignons » (p. 43), sur les « castors » (p. 90), sur la faim dans le monde (avec une scène surréaliste d’une mère et de sa fille qui mangent des prospectus, p. 72-73) ou des slogans publicitaires du type « Ce que le nucléaire peut faire pour vous ».

    Les événements liés à l’écologie sont-ils réels ou imaginaires ?

    La réalité laisse la place à une vision : les morts se réveillent, une jeune fille au physique ingrat est touchée par la grâce et une handicapée retrouve l’usage de ses jambes. Le monde ne tourne plus rond, ce dont témoigne l’étrange scène du Château d’Ussé envahi par les chiens, au cours de laquelle le duc de Blacas en personne intervient pour sauver Denis et son fils…

    Le « cataclysme » (p. 348), à savoir l’accident nucléaire tant redouté/espéré, a finalement bien lieu : la terre devra s’adapter et ses habitants devront prendre un « nouveau départ » (p. 371). Ian fait partie des survivants, avec son père et trois jeunes femmes rencontrées au fil du roman, à l’abri dans « le jardin botanique » (p. 345).

    Le texte et/ou les images font-ils apparaître des personnages assimilables à des figures typiques en lien avec l’écologie ?

    Non, mais on peut être sensible au prophétisme d’un narrateur omniscient qui assène des réflexions générales sur les « phénomènes bizarres apparus ces trois ou quatre dernières années » (p. 33 et sqq.) et les conséquences imminentes de ces modifications liées à l’activité humaine.

    Citations

    « Il viendrait un temps où les hommes se souviendraient des années 2010 comme d’un point de retournement de la civilisation, une sorte d’âge d’or de l’ère matérielle, celle où toutes les interactions sociales étaient pensées autour de la satisfaction de notre appétit de marchandises. » (p. 183)

    Mots-clefs

    climat / accident / nucléaire / catastrophe / nuage radioactif

    Fiche réalisée par Nathalie PRINCE

    Catégorie générique

    Roman