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EcoLitt, le projet de recherche sur l'écologie en littérature


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    La recherche en littérature environnementaleRessources pour tous

    Appel à contributions - Colloque Angers 2016

    Appel à contributions - Colloque Angers 2016

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    Quelles écocritiques européennes ?

    Colloque international Ecolitt - Université d’Angers

    Du 28 juin 2016 au 30 juin 2016

    Appel à contributions

    Venue des sciences humaines, la notion d’anthropocène inspire de plus en plus de travaux sur l’écologie littéraire. Mais loin d’être le simple reflet des idées de son temps, la littérature contribue parfois de façon plus spontanée et autonome à l’affirmation de valeurs et de notions propres, de telle sorte que de moins en moins d’esprits s’étonnent de ce que peut être « l’écologie en littérature », à mesure que s’impose la co-construction des questions de l’écologie à l’intersection des sciences, des politiques et des imaginaires. La forte implication de l’éthique, en plus des savoirs, engage notamment à y considérer le poids des discours, des imaginaires et des rhétoriques en présence dès lors qu’émerge le souci de l’environnement.

    Notre colloque entend donner une visibilité aux germes variés de ce dont le nom « d’écocritique européenne » ne peut être qu’une hypothèse de départ. A l’heure où l’écocritique, de naissance anglo-saxonne, semble peu à peu s’établir dans d’autres langues et contextes culturels du Vieux-Continent (entre autres à Sarrebruck en 2014 ou à Rome en 2015) et y désigner ici ou là des priorités voire des objets distincts, il semble opportun de faire un premier bilan de cette transposition théorique majeure des études littéraires et culturelles. Nous voudrions lui donner une dimension plus particulièrement géographique en invitant nos contributeurs à enquêter sur les particularités nationales, régionales et locales de l’éco-littérature ici ou là, que celle-ci soit envisagée sur le plan de la fiction, de la non-fiction ou de la critique des textes, les corpus dont nous appelons à l’émergence étant prioritairement non-anglophones. La question étant authentiquement ouverte, il va de soi que ces variantes peuvent aussi bien se déployer sur un plan générique, thématique ou stylistique qu’épistémologique, historique, éthique ou politique. Des arts et des sciences humaines aux sciences du vivant, avec quelles disciplines la littérature travaille-t-elle de préférence dans les différents pays d’Europe afin d’envisager la crise environnementale dans un angle interdisciplinaire ?

    Cette perspective réflexive sur l’émergence de l’environnement dans la recherche littéraire ne prétend pas, bien au contraire, faire l’impasse sur les questionnements proprement littéraires et esthétiques adressés aux phénomènes à documenter : essor d’éditions, de collections et d’anthologies dédiées à l’environnement, développement des thématiques animales et végétales, renouveaux et relectures de la question de la nature. Quels sont les corpus non seulement contemporains, mais ceux qui sont republiés et commentés à nouveaux frais comme soucieux des rapports entre hommes et nature ? Quelles sont les particularités de ces écritures et de ces commentaires qui les distinguent des traditions américaines du Nature Writing et de l’ecocriticism, que caractérise l’attrait des espaces sauvages (wilderness) ? A quel point l’Europe s’en distingue-t-elle notamment par une mise en valeur des espaces ruraux habités et aménagés par l’homme, et lesquels (élevage, agriculture, pêche, foresterie) ?

    Qu’elles travaillent en synchronie ou en diachronie et quelle qu’en soit l’étendue ou l’échelle géographique, les propositions de communication privilégieront une approche comparative. On appréciera qu’elles présentent une dimension théorique et/ou interdisciplinaire.

     

    Quelques axes sont suggérés :

    • Variété des thèmes écologiques dans la fiction européenne en rapport avec les provenances géographiques.
    •    Inventions théoriques liées à l’objet environnemental : écocritique, écopoétique, etc.
    •  Rapports post-coloniaux dans l’écolittérature.
    • Pédagogie et enseignement : où des pistes écocritiques se dessinent-elles plus particulièrement dans l’approche scolaire ou universitaire des textes, et lesquelles ?
    • Perspective intermédiale : place et interventions dans l’écolittérature d’autres médias (BD, séries, cinéma…)

    Les propositions de communication doivent être envoyées à l’adresse colloque.ecolitt @ gmail.com, accompagnées d’une courte notice bio-bibliographique, avant le 31 octobre 2015.

     

    Defining European Eco-criticism

    Call for papers
    International Ecolitt Conference, Université d’Angers, 28-30 June 2016

    The notion of Anthropocene, though it hails from human sciences, is a growing inspiration in the field of literary ecology. Indeed far from being a mere reflection of the ideas of the time, literature may contribute in a spontaneous and self-prompted manner to the establishment of its own values and notions, to such an extent that “literary ecology” has progressively stopped being an object of wonder, in the context of the collective elaboration of ecological thought —somewhere at the crossroads of sciences, politics, and imagination. Ethics, even more than fact, is a crucial part of this process of elaboration, and as such, it urges us to take into account the relative importance of elements of speech, of imagination, of rhetoric when the environment is at stake.

    The aim of this symposium is to make visible the variegated sprouting of European Eco-criticism —a name that is given as a working hypothesis for the time being. American-born Eco-criticism seems to be gradually filtering into Old World languages and cultural contexts (Saarbrucken 2014, Rome 2015, for instance); but it has different meanings in different places. Hence, an assessment of this major theoretical transduction appears to be highly opportune. The goal is to give a geographical dimension to this framework, and contributors are invited to investigate national, regional, and local particularities of eco-literature, be it in the guise of fiction, non-fiction, or criticism, bearing in mind that literatures outside the English-speaking world will be given priority. The central question being by nature an open one, it goes without saying that those variations may also be observed from the point of view of literary genesis, themes, style and stylistics, or epistemology, history, ethics and politics. From the arts and human sciences to the natural sciences, what partner has literature chosen to tackle the environmental crisis from a transdisciplinary point of view?

    This reflexive inquest into the emergence of environmental concerns within literary research also comprises the intention to study the literary implications of relatively extra-literary corollaries: the multiplication of specialised publishers or collections, of anthologies dedicated to environmental questions, the elaboration of animal and vegetable themes and motives, and the renewal and refurbishment of the question of Nature. Where does the literature of Nature nestle, not only within contemporary productions, but also in recently re-published and re-edited works perceived as centred on a Human-Natural relationship? What are the discriminating elements that dissociate those texts from the North American tradition of Nature Writing and Eco-criticism —said tradition being motivated by the appeal of an idiosyncratic wilderness—? To what extent has Europe created its own version of these North American realities, namely through the light shed on inhabited, lived-in rural spaces? Will it be through the themes of farming, agriculture, fishing, forestry?

    The main theoretical lens of the papers should be comparative, whatever their use of synchrony or diachrony, or their geographical scale. A theoretical and/or interdisciplinary approach will be favoured.

     

    Some axes are suggested:

    • The variety of ecological themes in European fiction in relation with their geographical origin.
    • The theoretical inventions in relation with environmental concerns: eco-critics, eco-poetics…
    • Post-colonialism in eco-literature.
    • Teaching and didactics: where precisely does eco-criticism spring forth in the textual teaching and study of schools and universities?
    • How does eco-literature manifest itself in other media (Television, Cinema, Comics…)

    Paper propositions must be sent at the following address, colloque.ecolitt @ gmail.com, by 31 October 2015, along with a short biography and bibliography of the author.